BRUTS. Un pas vers la liberté !




L’exposition "BRUTS. Un pas vers la liberté !" inaugure un partenariat avec le Musée d’Art Brut / Centre l’Art en Marche de Lapalisse (Allier). Les œuvres exposées sont celles de « créateurs hors normes, tous autodidactes, imprévisibles et novateurs... c’est un art populaire, l’art de tout le monde pour tout le monde » ainsi que le rappelle Luis Marcel, grand précurseur et fondateur du musée de Lapalisse, qui pour la circonstance met à disposition un ensemble important de sa collection. Un grand merci !

1/ Luis Marcel animera une conférence le samedi 14 novembre à 16h30.

Voir : A LA RENCONTRE DE Luis MARCEL par DMTV21

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Une rencontre.

Luis Marcel et le Musée d’Art Brut de Lapalisse (Allier)

Une collision au cœur de nulle part.
Dans une France profonde et silencieuse, plus peuplée de vaches charolaises que d’habitants, une France où tout semble propre et net, où les jardins pavillonnaires sont majoritairement des potagers aux sillons strictement parallèles, j’ai rendez-vous avec le créateur du musée d’Art Brut / Centre l’Art en Marche de Lapalisse, près de Vichy. Par l’intermédiaire de Martine Navarro, notre amie galeriste qui prend la succession de « la Galerie des 4 coins »(Art Brut et Neuve
Invention), et après avoir visité Le Chantier, Luis Marcel a accepté de me conseiller pour une expo que nous programmons pour l’année suivante.
Il me confiera un large choix d’œuvres de sa collection.

Luis Marcel parle. Beaucoup. La rondeur des gestes, les fluctuations de sa voix parfois très douce, la netteté du discours sont régulièrement interrompues par un excès d’imprécations contre les socialistes, contre les enculés de tous bord, contre l’extrême droite ou les papes de l’art officiel contemporain. Le monde de Luis est celui de la démesure, de l’apostasie du classicisme, du verbe facile, du regard franc, et de la générosité. Est-ce pour combler un vide immense qu’il se fait une devoir d’occuper le devant de toutes les scènes ? Il pose sans se faire prier, reçoit les visiteurs de son musée en robe de chambre, constamment au téléphone avec telle institution, tel musée, tel artiste en détresse, ou rigolard...

Je n’ai pas poussé la porte de son musée que je suis déjà face à un monument.
Jusqu’à cet instant, l’Art Brut est pour moi un continent dont je situe les régions de façon approximative, mais qui à quelques reprises, m’a déjà porté à l’estomac des coups ineffaçables. Je redoute cependant de subir l’oppression de certains antres rebattus de l’insolite ou de l’inattendu et consorts, farcis de fantasmes répercutés ad nauseam ou à peine effleurés.
Au fond de moi, je crains d’affronter un chaos épuisant.

Des centaines d’œuvres. Distribuées au gré de salles immenses, claires, un tantinet frisquettes mais sous le choc, on n’y prête pas attention. Point de saturation des espaces, ni de désordre, ni de laisser-aller. Les visites répétées au cours de ces trois jours seront une révélation. Pas d’esthétisme, ni d’école. Ici, c’est de bien autre chose qu’il s’agit, plus profond, plus humain (plus « désespérément » humain ?), plus primitif, plus authentique, plus irréaliste, plus fort, plus coloré, plus revigorant, plus libre, plus vivant, plus tonique, plus fou, plus, plus, plus...
Comme c’est vivifiant !

Mais... , dis-moi, Luis, pourquoi tu dis toujours des gros mots ?

Impossible d’évoquer une œuvre ou un artiste plutôt qu’un autre. Dans une liste de plus de 350, des inconnus côtoient sur un même pied des célébrités. Parmi ces notoriétés, beaucoup sont dues au maître de céans, car Luis Marcel, depuis plus de trente consacre son énergie à la reconnaissance de l’art brut, au sens le plus large du terme, et de ses artistes.
Je pourrais citer Vladimir, peintre de la collection, parce que Luis Marcel vient de publier ses écrits, accompagnés de cent de ses œuvres dans un magnifique livre, où chaque mot de cet artiste fragile et génial ne peut que résonner en nous. Ce serait un bon prétexte mais tous les artistes découverts dans le musée méritent une égale attention. Qu’ils nous rendent au centuple.

À chaque pas, la déambulation nous ramène face à nous même, elle nous grattouille là où nous ne savions pas, ou plus, que nous étions sensibles, elle nous apprend que nous avions nous aussi cette douleur-ci ou cette douleur-là en nous, et que nous avons nous aussi, cette faculté d’en rire ! Chaque pas nous rappele que nous sommes d’éternels enfants...

Deux conférences de Luis sur l’art brut ont renforcé mes connaissances. Mais ce que je saurais le mieux exprimer de ces trois jours, c’est que c’est l’expérience de la découverte du musée qui a été la plus forte. Une expérience au-delà des mots, qui génère une joie d’autant plus forte qu’un lot important de sentiments difficiles et contradictoires s’y mêlent, et une énergie qui décoince vigoureusement, et définitivement tout regard convenu sur l’art.

Pour en savoir plus sur l’art brut, Luis Marcel, le Musée d’art brut / Centre l’Art en Marche de Lapalisse : www. art-en-marche.fr

3/ L’ART EN MARCHE

L’Art en Marche est une association Loi 1901, à but non lucratif. Elle est issue des mouvements d’éducation populaire, nés de la résistance de la seconde guerre mondiale.
Luis Marcel le Fondateur, Président actuel a collaboré avec diverses associations d’éducation populaire comme le moulin des apprentis de Charles CHAREILLES à Bonnat dans la Creuse, francs et franches camarades, le centre national des ateliers éducatifs,…
Professeur de sculpture, il deviendra éducateur, spécialiste des loisirs éducatifs et de la rééducation par les activités manuelles créatrices. Ce passionné de pédagogie exercera dans l’enfance inadaptée pendant dix huit années durant lesquelles il révolutionnera l’ergothérapie.
En 1981, il fonde la galerie des 4 coins qui sera citée dans la presse nationale et internationale comme l’une des plus importantes galeries d’art brut d’Europe. En parallèle avec l’aide de ses collaborateurs, artistes et enseignants, il crée l’Association Quadrillages qui deviendra L’Art en Marche en 1988.
Ce petit préambule justifie les deux options principales de l’Art en Marche, à savoir la pédagogie et l’art.
La vocation de l’Art en Marche est indiscutablement la défense et la promotion de ce que l’on appelle habituellement « art brut ». Luis Marcel préfère le terme de « art populaire contemporain », art de tous pour tous, s’il devait y avoir un art de gauche ce serait celui là ; en opposition à l’art contemporain officiel élitiste pour deux raisons, intellectuellement et financièrement (la spéculation internationale s’en empare). Art mécéné par la politique, la finance, en clair un art déshumanisé.
Portrait de Luis Marcel, par Pierre Souchaud in Artension n°1 septembre octobre 2001 :
" En 1981, il crée la galerie des 4 coins pour commercialiser tous les artistes dont personne ne voulait à une époque où l’art brut et ses dérivés étaient encore frappés d’une sorte de tabou commercial. Il installait sans le savoir, la première galerie « neuve invention » qui devint le point de rencontre de tous ces créateurs jusque là isolés et dispersés.
Pour cet humaniste jovial, amateur de bons vins, de bonne cuisine et autres bonnes choses, l’amour de l’art c’est d’abord l’amour de la liberté. Et ce qu’il aime avec Neuve Invention, c’est de voir chez tous ces créateurs, dont la moyenne d’âge est de plus de 80 ans, une telle juvénilité, une telle force subversive, une telle énergie inventive, une telle intensité dans l’expression de la liberté individuelle."

LA PÉDAGOGIE

En 1988, l’Art en Marche voulait attirer l’attention du Ministère de la culture et des institutions officielles sur l’importance de l’art brut où le nombre de créateurs se multipliait sans cesse. Ces artistes pour la plupart autodidactes osent créer sans se soucier des mouvements officiels. Ils ne font pas la une des médias et le marché de l’art les néglige encore. Leur imagination est débordante, leur sentiment de liberté aussi. A quoi sert
cette imagination sans la liberté ?
C’est la base de la pédagogie créatrice dispensée dans les ateliers de l’Art en Marche. Luis Marcel aime à citer pour exemple :
· Les poilus qui au fond des tranchées sous les obus dans la boue en compagnie des rats ressentaient la nécessité de créer des objets à partir des douilles de munition pour réaliser des oeuvres d’art populaire (nécessaire à couture, bougeoirs,…) qu’ils offriront à leurs fiancées, mères, grands-mères. En plus de la liberté gagnée l’objet réalisé devient porteur d’affection et témoignage de mémoire.
· Ainsi les plasticiens contemporains, CHAMIZO, MOSS, grâce à la peinture et au dessin ont vu leur détention en prison devenir supportable même constructive. En réalité, ils se sentaient un peu moins enfermés que les autres grâce à leur imaginaire. Leur créativité artistique devenait sans qu’ils s’en rendent compte rééducation.
Les ateliers de pratique artistique sont toujours le fruit d’une collaboration étroite entre l’enseignant et l’artiste. Ensemble, ils peaufinent le projet pédagogique ; l’artiste anime l’atelier et l’enseignant reste maître de sa classe. Depuis quelques années l’art singulier a permis de mettre en avant l’utilisation de nos déchets comme matériau pour réaliser reliefs, sculptures, objets en trois dimensions. L’enseignant au-delà de la pratique artistique pourra aussi sensibiliser ses élèves à la surconsommation, au gaspillage, à l’écologie, au respect de la planète. En Afrique, depuis les années 60, l’art Africain contemporain est réalisé à partir des matériaux précaires et sans valeur. Les premières sculptures d’Ousmane SOW étaient par la force des choses éphémères car il utilisait boue, chiffons, végétaux qui se désagrégeaient aux premières pluies. Dans nos ateliers, Claude Brugeilles a fait réaliser à tous les élèves d’une classe maternelle ce qu’ils ont appelé « une oeuvre de cuisine » à partir d’ustensiles culinaires inutilisables, d’objets de récupération et de peintures acryliques. Chaque élève est rentré chez lui avec un masque. A travers cet atelier, les élèves ont pu aborder les arts primitifs, l’art Africain, les religions, la connaissance de l’autre,… le respect.
Cet art injustement considéré pendant bien longtemps marginal l’est de moins en moins. Il suscite un intérêt accru chez les enseignants et les scolaires d’une façon générale. Ce qui justifie depuis la création du musée à Lapalisse en 1997 l’adhésion d’un très grand nombre de professeurs d’art plastique, de conseillers pédagogiques et de responsables d’académie de toute la France. Le rôle pédagogique ne se limite pas aux seuls élèves, nous recevons aussi des professeurs d’école (étudiants de plusieurs IUFM, enseignants en poste, associations des institutrices d’école maternelle), en formation – visites guidées, conférences, animations d’ateliers. A ce titre, l’ensemble des animateurs artistes en permanence dans nos ateliers sont tous agréés par la DRAC. Nous figurons sur les sites internet de différentes académies, en particulier celui du rectorat de la région Auvergne où nous sommes centre de ressources pédagogiques pour les arts plastiques, ce qui nous
permet d’accueillir des classes d’art comme il existe des classes de neige, des classes vertes,...
L’Art en Marche est en relation constante avec les plus importantes associations Européennes d’art thérapie, par exemple Itinéraires Singuliers à Dijon, MUNSTER en Allemagne, musée d’art brut à Lausanne, TINAÏA en Italie, musée Susi BRUNNER à Zurich,…

L’ART, LE MUSÉE

L’Art en Marche est répertorié par le Ministère de la Culture et de la communication « guide pour l’art contemporain » au titre de tous les grands musées Français.
Le musée de l’Art en Marche, premier musée d’exposition permanent « Neuve Invention » dans le Monde est ouvert depuis décembre 1999 dans la rue principale de la ville de Lapalisse. Il présente un ensemble de 350 oeuvres de plus de 150 créateurs hors normes de tous pays, amoureusement réunis depuis une trentaine d’années par le galeriste et amateur d’art, Luis Marcel.
Qu’est ce que « Neuve Invention ?  »
C’est le terme choisi par Dubuffet et Michel Thévoz (alors conservateur de la collection du musée de Lausanne) pour désigner ce qu’ils avaient appelé un premier temps la collection annexe.

4/L’ART BRUT

« Des ouvrages exécutés par des personnes indemnes de toute culture artistique, dans lesquels donc, le mimétisme, contrairement à ce qui se passe chez les intellectuels, ait peu ou pas de part, de sorte que leurs auteurs y tirent tout (sujets, choix des matériaux mis en oeuvre, moyens de transposition, rythmes, façons d’écriture, etc.) de leurpropre fonds et non pas des poncifs de l’art classique ou de l’art à la mode. Nous y assistons à l’opération artistique toute pure, brute, réinventée dans l’entier de toutes ses phases par son auteur, à partir seulement de ses propres impulsions. De l’art donc où se manifeste la seule fonction de l’invention, et non celles, constantes dans l’art culturel, du caméléon et du singe. »
« Des productions de toute espèce ― dessins, peintures, broderies, figures modelées ou sculptées, etc. ― présentant un caractère spontané et inventif, aussi peu que possible débitrices de l’art coutumier ou des poncifs culturels, et ayant pour auteurs des personnes obscures, étrangères aux milieux artistiques professionnels. »
« Œuvres ayant pour auteurs des personnes étrangères aux milieux intellectuels, le plus souvent indemnes de toute éducation artistique et chez qui l’invention s’exerce, de ce fait, sans qu’aucune incidence en vienne altérer la spontanéité. »
Jean Dubuffet
D’après le livre de Françoise MONNIN ― « L’Art Brut » ― Éditions Scala/1997

NEUVE INVENTION
« La notion d’art brut doit être regardée seulement comme un pôle. Il s’y agit de formes d’art moins tributaires que d’autres des conditionnements culturels… », ainsi fut établi par Jean DUBUFFET le Catalogue de la Collection de l’art brut et qui ne retenait que les travaux vraiment significatifs, « en excluant un grand nombre d’oeuvres moins nettement
caractérisées, …dues à une centaine d’auteurs différents. »
Le parti était pris de verser ces dernières oeuvres, plus éloignées du pôle de l’art brut, dans un fonds distinct, provisoirement intitulé Collection annexe, avec le projet d’en établir un catalogue séparé, afin de prévenir toute confusion. Jean DUBUFFET s’est vivement intéressé à cette production inassimilable par le système, et il s’est mis à acquérir des travaux destinés cette fois délibérément à la Collection annexe – collection qui, dès lors,
cessait de servir simplement à la relégation des cas inclassables et qui allait
prendre une signification positive. Aussi bien, pour marquer cette valorisation, DUBUFFET a-t-il résolu, en 1982, de donner à cette collection le nom de Neuve Invention, désignant ainsi des oeuvres qui, sans procéder de la rupture mentale radicale des auteurs d’art brut proprement dits, étaient assez indépendantes du système des beaux-arts pour créer une
sorte de porte-à-faux ou de contestation culturelle et institutionnelle.
La collection Neuve Invention a mis en évidence un malaise généralisé et a ouvert une brèche, si ténue soit-elle, dans le barrage institutionnel.
D’après le livre de Michel THEVOZ « Neuve Invention » – Collection de l’art brut
Cette famille d’expression est résolument festive, conviviale, et fraîche (pas naïve pour autant). Elle est foisonnante et imprévisible. Elle invente son propre langage et sa grammaire plastique. Elle ouvre un nouveau chant de réflexion sur l’art, sa genèse, sa sociologie, son commerce, ses systèmes de légitimation ; Elle stimule, nourrit, pénètre la création plus « savante » et poursuit naturellement l’action subversive et libératoire qu’avait initiée Jean Dubuffet.

HISTOIRE D’UNE RECONNAISSANCE
1492 Sébastian BRANT publie « la Nef des fous »
1907 (Paris) Marcel REJA (pseudonyme du Docteur MEUNIER) publie « l’Art des fous »
1922 (Heidelberg) Hans PRINZHORN dit ne pas s’intéresser à l’Art des fous mais à
l’Art spontané de personnes internées
1919 Début de la collection de Hans PRINZHORN à l’hôpital de Heidelberg en
Allemagne. Non loin de là, à Cologne, Max ERNST réunit, pour l’exposition Dada, des oeuvres de malades mentaux, des dessins d’enfants, des objets d’art primitif et des objets trouvés.
1921 Walter MORGENTHALER publie Adolf Wölfi, un aliéné artiste.
1922 Hans PRINZHORN publie Expression de la folie.
1922 (Paris) Grâce à Max ERNST, Paul ELUARD et les surréalistes découvrent les
recherches de PRINZHORN.
1924 (Paris) Jean VINCHON publie l’Art et la folie.
1937-1941 - L’exposition itinérante l’Art dégénéré, organisée par le Parti National
Socialiste, en Allemagne et en Autriche, présente des oeuvres d’art moderne et
des oeuvres de malades mentaux, afin de les ridiculiser.
1945 Jean DUBUFFET, invité par l’Office national suisse du tourisme, découvre les
collections des asiles de Berne, de Genève, et de la prison de Bâle. Le professeur Ladame lui offre quarante dessins. A son retour en France, le peintre propose une première définition de l’Art Brut.
1947 (Vence) Inauguration de la Galerie Alphonse CHAVE
1948 (Paris) André BRETON signe l’Art des fous, la clef des champs. Il participe, avec Jean DUBUFFET, à la création de la compagnie de l’Art Brut. En Europe du Nord, naissance du mouvement COBRA.
1959 Claude MASSE, artiste, mais aussi découvreur d’artistes d’art singulier,
commence sa collection « Art Autre – Autre Art »
1964 Première parution des Cahiers de l’Art Brut
1967 Exposition de sept cents oeuvres (soixante-quinze auteurs) au Musée des Arts
Décoratifs à Paris. Catalogue préfacé par J.DUBUFFET
1969 André MALRAUX obtient le classement « monument historique » du Palais Idéal du Facteur Cheval
1971 DUBUFFET offre sa collection, soit 4 104 oeuvres (133 auteurs) à la ville de Lausanne. Cinq ans plus tard, la collection, installée dans un château du XVIIIème siècle, ouvre au public. Conservateur : Michel THEVOZ.
CARDINAL Roger choisit le thème « Outsider art » pour définir l’art brut.
1972 DUBUFFET propose le terme « d’Art Hors-les-Normes » pour qualifier les oeuvres presque brutes.
1975 L’art Brut, de Michel THEVOZ, est publié chez Skira à Genève
1978 Alain BOURBONNAIS et Michel RAGON organisent l’exposition les Singuliers
de l’Art au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris
1981 Luis MARCEL crée la Galerie des 4 Coins (consacrée à l’Art Brut et Neuve
Invention, …)
1982 Jean DUBUFFET choisit le terme de « Neuve Invention » pour désigner les oeuvres « pas tout à fait brutes » de sa collection.
1983 Ouverture du musée de la Fabuloserie à Dicy
1984 Ouverture du musée de l’Aracine à Neuilly-sur-Marne
1985 Mort de Jean DUBUFFET
1988 Naissance de l’Art en Marche et, création et organisation du Festival d’Art
Contemporain de Toulouse. La particularité de cette manifestation est de s’adresser particulièrement aux galeries qui défendent l’Art Brut, l’Art-hors les-normes et cette frange de l’Art Contemporain rattachée à l’Art Brut.
1989 Ouverture du Site de la Création Franche à Bègles qui est invité d’honneur à la
2ème édition du Festival de l’Art en Marche à Toulouse avec 100 artistes.
1995 Ouverture de l’American Visionary Art Museum de Baltimore
1997 Don de la collection de l’Aracine au Musée d’Art Moderne et Contemporain de
Villeneuve d’Asq
1997 Lucienne PEIRY publie « L’Art Brut » chez Flammarion
Luis MARCEL inaugure l’Art en Marche, Musée, Centre d’Art à Lapalisse (Allier)
2000 Luis MARCEL inaugure l’Art en Marche, Collection Idéale à Hauterives (Drôme)
Luis MARCEL crée le concept de Fédération de Villes Brutes et singulières françaises et européennes
2004 Mise en oeuvre du projet de Luis MARCEL et de l’Art en Marche de Fédération
de Villes Singulières en France et en Europe en collaboration avec le Palais Idéal du Facteur Cheval ;